7121 Culture | Journal d'un hom(o)me refoulé

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Journal d'un hom(o)me refoulé
Un blog Yagg
Culture | 19.03.2016 - 20 h 14 | 0 COMMENTAIRES
Petit classement des meilleurs albums indé de 2015

Un review des albums qui m’ont marqué pendant cette année 2015. Un petit panel modeste pour les curieux de la musique et qui sont un peu bloqué musicalement, vous savez, quand on cherche de nouvelles musiques à écouter mais on ne sait pas où et comment faire pour en trouver spontanément ! Voici un petit classement de l’album cool à mon préféré de l’année, celui que j’ai dosé une bonne trentaine de fois :

 

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5. Courtney Barnett – Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit

J’étais tombé par hasard sur un article des Inrocks sur cette artiste australienne, assez inconnue du public français mais qui mérite d’être plus écoutée. Une fois l’article terminé, je suis allé m’écouter une playlist Youtube et je suis tombé réellement fan. Mon état du moment m’a fait beaucoup aimé cette chanteuse atypique, à la voix rauque et le look cool. Des titres clé : An Illustration Of Loneliness (Sleepless in New York), Aqua Profunda! avec une préférence pour Nobody Really Cares if You Don’t Go To The Party.

Son album est un ramassis de ballades rock qui vous font bouger votre petit cul de comptable sédentaire, arrachant ses lunettes et défaisant son chouchou qui retient alors une queue de cheval beaucoup trop stricte.

 

 

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4. Girlpool – Before the World was Big

Deux filles qui, quand on les voit pour la première fois en photo, donnent envie d’être potes avec directement. Deux américaines aux multiples talents qui chantent et grattent en même temps. J’adore le style duo avec deux filles qui chantent ensemble des titres joyeux ou un peu mélo-dramatiques comme leur meilleure Chinatown ou encore le canon dans Before the World was Big. On croirait entendre dès fois un track de publicité ou une BO de dessins-animés. En les imaginant secouer leurs têtes au rythme des accords de guitare et/ou de basse, les voir sourire quand elles se regardent à la fin d’une chanson, apprécier une musique indépendante, sans superflus ou d’effets surajoutés, sans vocalises en excès et sans sons à ne plus pouvoir différencier chacun des instruments qui composent la musique.

 
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3. Tame Impala – Currents

Découvert grâce à un inconnu cultivé sur un site de rencontre, ce groupe est vraiment plaisant à écouter. Des berceuses électriques, des balades idylliques, des évasions psychédéliques… Cet album est composé d’un parcours naturel et reposant. Une invitation à la découverte, parfaite à explorer en fermant les yeux, allongé sur son lit, en se laissant bercer par les mélodies. Plus mouvementé qu’un Pink Floyd mais produisant quasiment le même effet, un trip mental, perpétué par la musique. Petits kiffs : The Moment et une préférence pour The Less I Know The Better.

 
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2. Ezra Furman – Perpetual Motion People

Un artiste très bizarre au premier abord, un peu travelo sur les bords, moitié homme-moitié femme, un personnage à part entière, tellement appréciable musicalement. Un mec inclassable dans les genres de musique et sexuels, un être intéressant à suivre au vu de ses réflexions et de ses paroles. Des titres un peu foufous comme Pot Holes ou encore l’addictif Hark ! to the music (malheureusement trop court…), Hour of Deepest Need dans son côté dramatique où bien Ordinary Life, une bonne balade contemplative. Ezra Furman s’écoute un peu comme un album des Fat White Family : on ne sait pas trop à quoi s’attendre avec le côté dégueulasse en moins. Si vous appréciez le personnage et la musique : écoutez Androgynous qui, pour moi, est sa meilleure chanson !

 
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1. Soko – My Dreams Dictate my Reality

J’étais déjà tombé amoureux du talent de cette jeune artiste française qui chante en anglais dans son album I Thought I Was an Alien. Amoureux de sa simplicité, de sa facilité à faire d’une musique un titre entêtant. J’ai du être bloqué des semaines sur I just want to make it new with you. Elle dépeint des tortures adolescentes, un esprit complexe et riche, une petite fille qui réfléchit sur sa condition, ses pensées anticonformistes. Un album de Soko, c’est une balade douce, traversée par des notes subtiles, des moments de grâce et des chansons tristes. Son accent français est touchant et pas gênant, cela rajoute un petit côté mimi avec sa voix de jeune fille.

L’album My Dreams Dictate my Reality est le prolongement artistique de son avant-dernier album mais en plus rock et moins lo-fi que l’était le précédent. Il m’a directement fait penser à des chansons de The Cure au temps des boîtes à rythme et des musiques lancinantes. J’ai adoré cet album que j’ai écouté avec autant d’attention qu’un public boit les paroles d’un orateur extraordinaire. Quelques titres phares personnels qui m’ont touché : Bad Poetry, Peter Pan Syndrome ou encore l’excellent Lovetrap. Parmi tant d’autres car elles sont vraiment toutes excellentes. Certaines vous boostent, d’autres vous font déprimer… C’est ce que la musique peut procurer de meilleur, un éventail parfait d’émotions et de sentiments auditifs.

Culture | 10.03.2016 - 18 h 11 | 1 COMMENTAIRES
Transparent

Créée en 2014 par Jill Soloway, avec Jeffrey Tambor notamment

Le speech : « Un père de famille Morton Pfefferman, professeur de science politique à la retraite et divorcé, annonce à sa famille, c’est-à-dire ses deux filles et son fils, qu’il est une femme. Il devient ainsi Maura. Cette série est le récit de son annonce, de son passé et des conséquences que cela engendre que ce soit pour Maura mais aussi pour sa famille… »

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Cette série a été ma révélation de l’année 2015 ! La question de genre et la reconnaissance des transsexuel(le)s bercent cette série modeste, belle, créative, super bien montée et portée par une BO diverse, variée et détonante (Tame Impala, Jim Croce, FussyPuss et j’en passe). On découvre les bouleversements d’une annonce qui peut être compliquée à gérer. On assiste à la discrimination forte et redoutable envers les trans, le combat singulier qu’ils doivent mener pour s’affirmer, vivre tranquillement, sans qu’on les juge ou les montre du doigt. C’est une histoire poétique et touchante d’une famille juive honnête et vraie avec ses réflexions sur la religion, la sexualité, l’amitié, le mariage, les rencontres, l’amour… Jeffrey Tambor est magnifique dans ce personnage qui se révulse d’un genre qui n’est pas le sien, qui se réveille dans un cocon qui lui est propre, dans une personnalité qui est véritablement la sienne et non pas, une identité cachée pour plaire à tout le monde. Sans tomber dans le travelotage vulgaire et malsain qui est dangereux à suivre pour un sujet compliqué à expliquer au grand public. Jill Soloway est une brillante scénariste qui s’est inspirée de sa vie familiale et personnelle pour écrire cette série si agréable et créative. Grâce à elle, la communauté T des LGBT prend plus d’importance aux yeux de tous et montre à tout le monde la galère dans laquelle se trouvent les personnes transgenres. La première saison est une douce mise en bouche de la situation et, je trouve que la deuxième est une véritable explosion dans les rebondissements, les moments de grâce (Humble Thyself in the Sight of The Lord…) et les moments de choix et de drame.

Une série évidemment à regarder avec attention… (Je l’ai déjà regardé deux ou trois fois, les 2 saisons confondues, regardez-là vite vite !!)

Culture | 10.03.2016 - 17 h 51 | 0 COMMENTAIRES
Mr Robot

Début de diffusion : juin 2015. Avec Rami Malek, Christian Slater, Portia Doubleday…

Le speech : Elliot Alderson est un informaticien brillant, travaillant tantot comme ingénieur en sécurité informatique et tantot comme hacker. Tourmenté par tout un tas de troubles psychologiques, il fait la rencontre d’un anarchiste « Mr Robot » qui monte un groupuscule de hackers, la « Fsociety » afin de renverser la multinationale surpuissante E Corp.

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Une série captivante du début jusqu’à la fin de la première saison ! J’en ai bouffé des épisodes à la suite au lieu de bosser mes cours mais… quel plaisir cette série ! J’ai tout de suite accroché au personnage principal, joué par Rami Malek, un inconnu au bataillon dans ce rôle de jeune adulte en pleine crise existentielle, subissant un trouble d’anxiété sociale, une dépression, de la paranoïa et des hallucinations, entre autres. On a pitié de cet homme qui souffre mais qui ne dit rien et en même temps, on envie cet homme aux multiples facettes qui pirate un ordinateur en deux temps trois mouvements et qui accède à toutes vos données, même les plus intimes. On envie ce côté je-m’en-foutiste et libre d’une certaine façon. On se projette dans une vie faite de rebondissements multiples et de prises de risques inconsidérées. La BO est juste dingue ! Il y a entre autres the Cure <3 Pictures of You qui explose en fin de saison notamment. Elle va plus largement ouvrir des horizons de réflexion sur un système corrompu par l’argent et le pouvoir, la place de l’informatique dans le monde, l’anticapitalisme,…etc. Bref, c’est une série riche de sens et d’émotions. Je la conseille à tout le monde, même ceux nuls en informatique, que ce soit pour les geeks, les initiés ou tout simplement les personnes curieuses de mater tranquillement chez soi une série modeste et touchante.

Culture | 10.03.2016 - 17 h 41 | 0 COMMENTAIRES
11.22.63

Quel est le rapport entre l’image du couple Kennedy et cette suite de chiffres ? La date de l’assassinat du président à Dallas, le 22 Novembre 1963.

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C’est une série créée en 2016, adaptée du roman éponyme de Stephen King, paru en 2013 en France. Produite par J.J Abrams et Stephen King, elle relate sous fond de début de guerre froide, une étonnante enquête de par les époques.

Le speech : « Jake Epping (joué par le beau James Franco), un professeur d’anglais de lycée du Maine (encore et toujours cette province américaine), se voit un jour proposer une mission par un vieil ami Al Templeton qui relève de l’impossible. Il lui révèle qu’il existe dans une armoire un portail temporel menant directement en 1960. Son ami mourrant, il lui confie la tâche de changer le cours de l’histoire et d’empêcher : le 22 Novembre 1963 l’assassinat du président Kennedy. »

C’est ainsi que la série commence et elle est prenante dès l’épisode-pilote. Les épisodes durent certes une heure pour la plupart (la diffusion se déroule en ce moment, les quatre premiers épisodes sont déjà sortis) mais on est transporté pendant toute la durée de l’histoire. L’histoire est très bien ficelée, les rebondissements sont un peu prévisibles pour certains mais globalement, on est pas déçu. Tout ça est servi par une BO des années 60 hyper plaisante. C’est une façon d’explorer les Etats-Unis dans les sixties, la culture, les voitures, la situation politique en place. Un moyen aussi de (re)découvrir les théories autour de l’assassinat et de Lee Harvey Oswald.

Une série à conseiller pour ceux qui apprécient le fantastique, Stephen King, James Franco et du vieux Pop Rock au sens littéral du terme !

Culture | 17.02.2016 - 11 h 24 | 0 COMMENTAIRES
Revival de Stephen King

Résumé :

Il a suffi de quelques jours au charismatique révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité. Trente ans plus tard, Jamie guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens. Et qu’il y a bien des façons de renaître !

Voilà un peu le décor de ce bouquin, publié chez Albin Michel et sorti en septembre 2015. Encore un roman fantastique dont King est devenu le maître incontesté du genre. Mais quel roman ! J’ai du lire la quasi-totalité de ses livres, que ce soit sous son vrai nom ou un nom d’emprunt et je peux dire que celui-ci est vraiment excellent. Notamment la fin qui est très intéressante et particulièrement bien amenée. On retrouve l’excellente patte de King où il nous fait découvrir des choses qu’il connaît par cœur comme la région du Maine qu’il décrit dans quasiment tous ces romans, l’alcool dont il est un rescapé, la drogue par extension et la musique, une de ses passions. Bref, c’est un livre sûr où il n’est pas allé chercher midi à 14 heures et où il s’est reposé sur des bases connues et maîtrisées comme un récit pseudo-autobiographique. On s’attache grandement à ce personnage de Jamie qui est le narrateur de l’histoire et on suit pas à pas sa vie de dépravé, un peu semblable à King. On l’apprécie dès le premier chapitre et on continue à être avec lui jusqu’à la toute fin. On a aussi quelques sentiments de tristesse, de joie, d’horreur (normal, c’est du King!) et de la compassion pour les personnages.

King, dans ses interviews suite à la parution du livre, a déclaré s’être inspiré du Grand Dieu Pan d’Arthur Machen, une référence dans les romans d’horreur, de H.P. Lovecraft notamment, mais surtout de Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley.

Ce livre parle aussi énormément de religion. Tantôt, pour affirmer le point de vue de l’église puis le réfuter et ainsi de suite, comme une vallée avec de nombreuses bosses. Là encore, il s’est reposé sur son enfance et son éducation méthodiste, entouré par une famille pieuse. Ce n’est pas un livre qui vous montre un point de vue directif et clair sur une position extrême vis-à-vis de l’église ou de la religion. C’est plutôt une démonstration de la foi dans tous ses aspects et une dénonciation plus explicite sur le système cléricaliste en lui même et non pas sur la foi et les idées. C’est une remise en question plus sur la structure que sur le contenu.

En bref, je dirais que c’est un bon livre de chevet, à lire avec attention car on ne sait pas ce que le prochain chapitre nous réserve…

Je vous mets en lien l’article de son interview, réalisé par Rolling Stone (c’est en anglais) qui est fort intéressant si vous voulez cerner au mieux la personnalité de King –> ici

 

Culture | 06.02.2016 - 10 h 47 | 0 COMMENTAIRES
Spotlight

Réalisé par Tom McCarthy (2016)

Synopsis :                     Selon des faits réels

A Boston, une affaire d’abus sexuels sur mineurs perpétrés par un prêtre éclate au grand jour dans une ville pieuse et conservatrice. Le Boston Globe couvre l’affaire mais ne va pas plus loin. La rédaction accueille un nouveau chef Marty Baron (Liev Schreiber) qui n’est pas de cet avis et décide de poursuivre l’affaire, en se concentrant sur le cardinal de la région, cardinal Law et ainsi le forcer à révéler qu’il connaissait tout de cette histoire. Pour se faire, il met sur le coup la « super-équipe » de journalistes du Boston Globe : Spotlight, contrôlé par Walter Robbinson alias Micheal Keaton.

Ce film ne se veut pas esthétique, ni charmant. On ne va pas le voir pour admirer de superbes paysages, ni de jolies courbes, pour cela aller voir un film d’auteur. C’est un film d’investigation. Le but d’un film d’investigation est de captiver le spectateur pour l’emmener avec lui dans une course effrénée de rebondissements, de secrets, d’intrigues, de manipulations et de corruptions. C’est ne pas détourner une seule fois le regard de l’écran et être totalement bouffé par des juxtapositions de séquences en domino. Et ce film réussit brillamment cette prouesse. Dès le départ où les éléments de l’intrigue s’enchaînent, on est aspiré dans un vortex de questions/réponses. On veut aller les aider pour trouver ses salopards et démanteler une organisation cachée et bien protégée. On assiste à une succession de moments intéressants, captivants qui ne nous éloignent pas d’un sentiment d’attachement pour tous ces personnages qui se battent pour une cause. Seuls contre tous. On est attaché par l’engagement réel de ces journalistes dans une bataille qui pourtant semble perdue d’avance. On est aussi forcément touché par le rayonnement intellectuel et culturel d’une telle machinerie bien rodée et si bien dissimulée. Pas besoin d’être anticlérical pour être outré d’un tel complot qui touche notre monde et qui pourtant, n’a pas l’attention méritée. Faire subir tout ceci à de jeunes enfants est tout simplement immonde et pourtant, tellement proche d’une réalité sordide. C’est pour cela que les personnages luttent contre un système aux engrenages diverses et tellement bien huilés.

Tout cela est supporté par un casting éclectique très bien choisi avec des acteurs venant de tout horizon : Liev Schreiber, Micheal Keaton, Mark Ruffalo, Rachel MacAdams, Stanley Tucci… Micheal Keaton est brillant, il apporte ce côté journaliste vieux de la vieille, Mark Ruffalo le journaliste tourmenté, happé par son métier chronophage. Les personnages se complètent, sans se marcher dessus, parfait pour une équipe soudée.

Réalise et co-écrit par Tom McCarthy dont c’est le premier film d’investigation. Il est connu pour avoir entre autre écrit le scénario de Là-haut.

En résumé, un film d’investigation comme on les aime, on est attiré par la profusion des détails d’une enquête minutieuse et importante, la multiplicité des personnages plus ou moins attachants. Une réalisation captivante et parfaitement exécutée pour un premier film du genre pour ce réalisateur. On ne peut pas sortir de la salle de cinéma sans être outré, choqué, triste, pleurant toutes les larmes de votre corps… On ne peut sortir sans être indifférent…

Culture | 25.01.2016 - 17 h 48 | 0 COMMENTAIRES
In their room

de Travis Mathews

 

Une série de documentaires basé sur un concept simpliste : filmer des gays dans leur chambre.

Travis Mathews a ainsi réalisé plusieurs court-métrages à San Francisco en 2009, Berlin en 2011 et Londres en 2013. En prenant à chaque fois, des hommes comme vous et moi, plus ou moins superficiels, intellectuels, artistes, urbains, fofolles, masculins, escort boy, travestis, vieux, jeunes, noirs, jaunes, blancs, portugais… en exploitant leur rapport au sexe et tout ce qui tourne autour (sites de rencontre, délires, passions, loisirs…Etc.) Cela dépasse même le cadre sexuel, on les voit juste vivre dans un espace clos où ils expriment le fait de vivre, de passer le temps, de dormir, de peindre, de se branler, de parler… Ce film va au-delà d’un film voyeuriste où on voit certes parfois quelques pénis en érection, quelques branlettes, beaucoup de paquets, des culs et des poils. Beaucoup de poils. Ce n’est pas non plus un film qui montre l’apogée du poil avec le classique clash poil/imberbe: « c’est mieux quand on est imberbe. Non, c’est mieux quand on ressemble à un ours. »

Non. C’est un film modeste, monté avec les moyens du bord, naturel, qui ne se veut pas dénonciateur mais dresse avec la plus grande simplicité du monde des portraits. Alors certes, on peut dire que c’est mal filmé, c’est très contemporain comme démarche mais c’est ça qui est percutant ! Des portraits, on les montre les plus justement avec le moins de superflus possible. On les traite dans ce qu’il y a de plus réducteur. On a tendance à s’attacher assez vite à eux et c’est ça qui fait le charme des documentaires en général.

On convoite des formes un peu disgracieuses et naturelles, on assiste à leurs éveils, leurs rituels matinaux, leurs conversations téléphoniques, leur corps tout juste réveillé. On est fasciné par certaines décorations des chambres, la literie, les bibelots, le maquillage et l’attention accordée à la beauté. Le réalisateur accorde quand même une attention particulière à la nudité et au sexe, dévoilés naturellement. On peut fantasmer en secret devant certains sexes ou certains culs mais c’est comme tous les films érotiques qu’on peut regarder tout seul ou à plusieurs, c’est-à-dire être partager entre le fantasme ou juste être un spectateur lambda tombé par hasard sur ce film, en zappant à deux heures du matin.

C’est un film intimiste et un concept que j’apprécie grandement car connaître et être au plus proche de la vie des gens, ça me passionne véritablement. On a parfois ces sentiments contradictoires de la perversité du voyeurisme quand on est spectateur et ce sentiment de manque ou de vide partiellement comblé par des histoires variées et intimes. Comme un toxico en manque, on s’abreuve d’histoires de gens, d’histoires de vie simples ou au contraire, complexes à en crever.

Culture | 15.12.2015 - 16 h 08 | 0 COMMENTAIRES
Documentaires à la pelle!

Je vais vous dévoiler une petite sélection de documentaires variés et intéressants, étonnants et émouvants pour d’autres. J’ai découvert, après un bon repas fait maison et au moment de choisir un film pour terminer la soirée, que je n’avais pas vu beaucoup de documentaires. J’avais stagné sur les documentaire de tournée live de mes groupes ou chanteurs préférés mais je n’avais pas vu énormément de documentaires traitant de tout et n’importe quoi. Je suis par ailleurs assez déçu du peu de visibilité que certains ont vis-à-vis du public. Je me suis donc dit : « Changeons tout ça et découvrons cette partie oubliée du cinéma. » Je suis donc, depuis quelques semaines, dans une période docu, docu, docu, … Je privilégie ainsi temporairement la réalité à la fiction. En voici une liste (si ça vous plaît, je continuerais) :

 

 

 

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Ce n’est qu’un début de Jean-Pierre Pozzi

Sortie le 17 Novembre 2010

Une enseignante crée, dans une école maternelle du Mée-Sur-Seine en ZEP, un atelier de philosophie afin de faire réfléchir les tout petits. Ils ont tous autour de 3 ans et discutent avec leurs mots et leurs expressions de questions comme « Qu’est-ce que l’amour ? », « C’est quoi un ami ? Un chef ? » …etc. Ce documentaire est un aperçu de cette idée originale.

Ça touche que des petits bambins pas plus haut que 3 pommes se posent des questions et reviennent sur des concepts qu’on ne structure pas forcément. En tout cas, pas si jeune. Ils expliquent très simplement des idées abstraites, font des comparaisons géniales avec des situations simples. Et ce doc va au-delà qu’une simple vision de cet atelier, il montre en parallèle le développement de ces enfants, leur façon de vivre à 3 ans, la construction intellectuelle d’un enfant. Bref, je suis tombé dessus par hasard au détour d’un clic et je ne l’ai pas du tout regretté !

 

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Life Itself de Steve James (II)

Sortie le 4 Juillet 2014

Ce documentaire est basé sur la vie et l’autobiographie Life Itself : a Memoir d’un critique de cinéma américain Roger Ebert. Il a popularisé le métier de critique, a vulgarisé les sorties de films avec Gene Siskel dans une émission devenue célèbre aux Etats-Unis At The Movies. Il est le premier critique cinéma à gagner le prix Pulitzer en 1975, le premier aussi à avoir son étoile sur le Walk of Fame en 2005. On le suit de sa naissance, ses petits boulots, sa reconnaissance, ses premières critiques, ses premières apparitions télévisuelles, son apogée à l’annonce de son cancer, sa combativité que ce soit dans la maladie ou le travail, sa famille et sa mort en 2013. Il a laissé derrière lui des centaines de livres, ne parlant pas uniquement que de cinéma. Il a laissé un blog quasi exhaustif sur le cinéma jusqu’en 2013.

On peut se dire en voyant le synopsis que c’est encore une biographie d’une personnalité américaine parfaitement inconnue du grand public français. Ce qui est vrai, d’ailleurs. Mais une fois cette barrière passée, on découvre en réalité un homme passionnant, touchant et drôle malgré une vie trépidante et une maladie avancée. On ressort bouleversé et en même temps heureux de se dire qu’il a contribué à tant de choses. Il a fait évolué les mentalités sur un art qui était au départ élitiste et dont on ne pouvait pas juger le contenu.

Une belle découverte !

 

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Ballet 422 de Jody Lee Lipes

Sortie le 16 Octobre 2014

On suit un jeune et talentueux chorégraphe et danseur du New York City Ballet, Justin Peck. Il est un des rares à exercer ces deux métiers dans cette institution. On lui accorde la possibilité de créer un nouveau ballet dans la programmation du NYC Ballet, le 422ème de la troupe. Le temps passe très vite, il n’a que deux mois pour pondre une création originale : un voyage commençant par quelques pas de danse, filmés sur son Iphone à la première mondiale de son ballet.

Ce documentaire est intéressant dans le fond : suivre un artiste talentueux du début à la fin, dans un environnement exigeant et aussi magnifique mais il ne fait qu’effleurer le sujet. J’ai été déçu du peu d’informations sur ce jeune homme, on aimerait en apprendre plus sur sa vie, ses inspirations, son rythme de travail… On le voit tendu, fermé, souriant quelques fois. Cet homme m’a intrigué et je suis resté avec cette impression jusqu’à la fin. On voit un résumé filmographique d’un ballet, sans comprendre le fil artistique, la recherche d’un travail complet. On ne gratte que la surface d’un sujet qui pourrait être tellement enrichissant et passionnant. Un peu dommage. On bave juste devant le physique majestueux des danseurs, de leur courbe épilée et géométrique.

 

 

 

P.S. = Dites-moi vos ressentis si vous les voyez un jour 😉 Ça m’intéresse beaucoup !

Culture | 12.12.2015 - 15 h 21 | 3 COMMENTAIRES
The Lobster

Film de Yorgos Lanthimos (le génial réalisateur de Canine)             durée : 1h58

avec Colin Farrell dans le rôle principal, Rachel Weisz, le beau Ben WhishawLéa Seydoux

Sortie le 28 Octobre 2015

 

Je vais vous parler d’un film que j’ai vu il y a un mois et qui m’a marqué. 

 

Pour situer un peu l’histoire :

« Dans un futur proche, le célibat est banni. Toute personne seule (célibataire ou récemment veuve) est contrainte d’aller dans un hôtel pour trouver l’amour et repartir avec un(e) conjoint(e). Au bout de 45 jours, si on ne trouve pas chaussure à son pied, on se transforme en l’animal de son choix. Un homme petit gros et myope, brillamment interprété par Colin Farrell, arrive dans ledit hôtel, accompagné par un chien (qui n’est autre que son frère qui, lui, a échoué). Il cherche, comme tout le monde, une femme pour passer cette étape obligatoire. Il rencontre des personnes touchantes et découvre avec ses petits yeux le fonctionnement d’une terrible machinerie. La liberté est bannie, seule la recherche du saint Graal est omniprésente. Dehors, par delà l’hôtel, évolue un groupe de résistants : les solitaires… »

Voilà un peu le speech de ce film très étrange au premier abord mais qui passionne au fur et à mesure des minutes. Le film s’ouvre sur une scène surréaliste qu’on ne comprend pas du tout dès le début ce qui nous met directement dans le bain. On se dit qu’on va forcément ressortir de la salle différent en mal ou en bien. Ce film va vous choquer par moments, vous toucher, vous faire réfléchir beaucoup voire énormément. On s’attache directement à ce petit homme tout gentil et tout mignon, victime d’une société tyrannique. Il nous bouleverse par ses choix et ses contraintes. On le rejoint dans ses réflexions. On a envie d’être avec lui et de l’aider, tellement il touche par sa simplicité et son engagement. C’est un « monsieur tout le monde » et c’est ça qui m’a plu dès le début !

Une mise en scène épurée et sincère, des dialogues acerbes et incisifs, des situations grotesques et surréalistes, des plans touchants qui vous laissent sans voix. On pleure, on rit : on change d’humeur dans la minute. On assiste, impuissant, à un fonctionnement proche de la dictature. On réfléchit sur la société, les rencontres, le fait d’être en couple que ce soit avec un homme ou une femme, le pouvoir, la liberté, le choix.

En tant que couple, préférons-nous être complémentaire, juste une somme de points communs ou complètement différents ? Qu’est-ce qui fonctionne vraiment ? Quelle est la bonne formule à appliquer de manière universelle ?

Bref, c’est un film qui m’a étonné dès le visionnage de la bande-annonce et qui m’a bouleversé lorsque je suis allé le voir au cinéma, dans une salle quasiment vide, où mon voisin mangeait bruyamment ses bonbons, payés le double du prix normal. Je suis ressorti avec tout pleins de questions, de sentiments et de plaisir : c’est pour moi la marque d’un grand film !

 

 

P.S. = Vous devez vous dire : quel est ce film ? Je l’ai jamais vu affiché dans mon cinéma!En effet, il est passé quasiment à la trappe… Malheureusement… J’ai été déçu du peu de publicité de la part des médias, il a pourtant remporté le prix du Jury à Cannes.

Culture | Non classé | Perso | 12.12.2015 - 13 h 41 | 0 COMMENTAIRES
Bonjour à tous et à toutes !

Hello cher(e)s lecteurs(trices) LGBT ou non !

Une envie d’écrire ma situation me troublait depuis quelques temps et j’ai finalement décidé de me lancer. Ceci n’a pas vocation à être réac’, ni montrer un quelconque exemple, c’est une partie de ma vie, mes réflexions, une vision de ma vie et c’est tout ! Ceci peut servir à des novices qui sont un peu perdus dans leur identité, à ne pas désespérer et à avoir au moins une petite histoire à lire 😉 

Je vous fais part d’une partie de ma vie, des choses qui m’intéressent en général, je mettrais des critiques de film, de livre et peut être d’autres choses encore !

Bonne lecture !

P.S. = N’hésitez pas à me donner des conseils et des retours sur mes articles 😉

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