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Non classé | Perso | 22.09.2016 - 19 h 16 | 0 COMMENTAIRES
Un soir d’Eté : Plaisir individuel

Et puis il y a des soirs où tout ceci me lasse et m’ennuie, je fais dans ce cas une séance de pompes ou d’abdos, histoire de pas être trop repoussant et de se tenir en forme physiquement, en écoutant Mother i feel you under my feet en fond sonore, pour ne pas faire du sport dans un silence complet et puis pour s’arrêter deux secondes pour chanter le refrain et puis recommencer. Et si je chante trop fort, j’emmerde mes voisins silencieux dont je ne connais ni le visage ni le nom. Ou si c’est pas le sport, je m’adonne à mon activité favorite ces temps-ci : la branlette. On pourrait en faire une ode ou une chanson car il y en a des choses à dire là-dessus, bien que ce soit une activité d’éveil sexuel pour trouver un peu les particularités du plaisir qu’on peut ressentir, c’est aussi un passe-temps comme un autre. Certains jouent au molkky dans leur jardin et d’autres se branlent discretos dans leur chambre, un mouchoir à portée de main et un support vidéo. C’est triste de se dire qu’on se branle quasi-obligatoirement via un support numérique que ce soit une photo ou une vidéo le plus souvent, les magasines de cul n’existant quasiment plus et prennent la poussière dans les étagères les plus hautes des bars-tabac. Or quand je repense à mes jeunes années, je me vois dessiner des gros sexes dans un coin de mon journal intime ou sur une feuille de papier volante, un sexe qui pénètre un orifice quelconque, c’était juste l’acte imaginé par un gamin de 12-13 ans qui se masturbe en cachette et qui n’oublie surtout pas de ranger ledit journal une fois son affaire conclue ou de déchirer en milliards de morceaux la feuille grands carreaux qu’on réservait normalement pour les cours de maths. Mieux encore, reposer sa branlette quotidienne du soir ou du matin sur l’imagination et dans ce cas, ça devient extrêmement excitant et plus rapidement qu’un jeu vulgaire d’acteurs bodybuildés. Quand on s’imagine une scène un peu cocasse, c’est toujours rattaché à la réalité du quotidien, je m’explique : une première rencontre dans l’épicerie de sa rue, près de son arrêt de métro, bref, une situation au final assez terre-à-terre et c’est qui rend la chose plus prenante car tout de suite, on ne se dit pas : c’est un plombier qui va sonner à ma porte ou un représentant ou encore un de mes voisins canons qui a plus de sucre dans ses étagères. Inimaginable. Là, ça reste tout à fait plausible et ça peut arriver d’un jour à l’autre. On s’étonne presque de penser à des personnes qu’on avait oublié et qu’on replace dans un moment d’intimité qui peut paraître gênant, un ex, une connaissance qu’on apprécie mais qui fait pas forcément fantasmer, un voisin, le brancardier de sa chambre d’hôpital… et j’en passe, tout est possible dans son imagination. Fermer les yeux, en se paluchant pas trop vite pour ressentir la construction de la scénette qui va inévitablement se terminer par une éjaculation, c’est un exercice à s’approprier car chacun va à son rythme et passe par un cheminement imaginaire différent à chaque fois et donc difficilement reproductible in fine. Et puis le mec en face aura des caractéristiques physiques particulièrement craquantes alors que pour un porno, on est plus intéressé par la morphologie de la queue du type que de son menton ou s’il porte une barbe ou non. C’est con comme le porno oublie ce côté situationnel et proche de la réalité, c’est barbant de faire un scénario crédible et adaptable à chacun mais bon, faut pas non plus abuser : l’accident bête de « je tombe devant le mec qui est en face de moi dans le vestiaire, en tombant je m’accroche à sa serviette et je tombe nez à nez sur sa grosse queue à demi-molle » laissez moi rire. Ce genre de choses n’arrive jamais pour le commun des mortels, on peut certes tomber sur un mec relativement mignon devant soi mais loin de là, la vision de son sexe en demi-érection et la malheureuse chute miraculeuse qui l’accompagne. Y a que dans des saunas ou des backrooms où là, on sait déjà par avance ce qu’on va faire et où c’est « commun » de tomber sur une queue sortant d’un trou fait dans le mur… Tout ça pour exposer le fait qu’on ne réfléchit pas assez sur la construction mentale d’un fantasme ou d’un plaisir excitant nécessaire à une masturbation bien faite et au contraire, on repose sur l’action mécanique du va-et-vient et de la vision floue et erroné d’une virtualité siliconée et superficielle, barbante et conceptuelle.

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